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  • : Poesie et nouvelles contemporaines. Le Chant des Mots est une association angevine dont l'objet est d'organiser des rencontres avec des poètes et nouvellistes au cours de soirées ouvertes gratuitement au public. NOUS CONTACTER : lechantdesmots@angers.fr
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Vendredi 25 juillet 2008

JACQUES JOSSE
Près du pilier ( la Digitale)2008

"Peu avant d'atteindre le resto, il s'arrête à nouveau, me serre le bras et me dit qu'un jour, un jour, Fildefer, si ça te tente, mais il faudra bien sûr qu'il y ait du fracas dans l'air pour que les armatures et toute la ferraille bétonnée du pont sifflent et gémissent ensemble, un jour de tempête force dix ou onze, un jour où ça bastonnera dans les mâts, un jour d'ardoises arrachées et jetées à terre par centaines, un jour je t'emmènerai au pilier."



Jacques Josse est né en 1953 dans les Côtes d'Armor et vit en Bretagne. il a publié une vingtaine d'ouvrage de poesie et de prose chez Cadex, la Digitale, le Castor Astral. Il a fondé en 1991 la maison d'édition de poésie Wingwam.

Lionel Bourg écrit de lui : "cette façon d'être et de dire dont Jacques Josse ne s'est jamais départi, qu'il n'a pas besoin de monter en épingle, qui nous hante et pour laquelle nous sommes prêts encore à risquer autre chose que le semblant d'absence au monde auquel nous sommes promis."

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Lundi 7 juillet 2008


Seyhmus Dagtekin

LE VERSANT OBSCUR DES CORBEAUX

Ton beau tombeau
Et le regard déchiffré de cette vierge qui coule dans mes rêves
Comme si j’étais revenu de mes morts et de mes naissances
Comme si je sortais de tes bouches charnues vers ma pupille grisée dans la vue
de mes semblables
Avec cette soudaine déchirure de ma vessie jugulaire
Et ce bonheur qui transpercera mes larmes avec un orage de fin d’été




Seyhmus Dagtekin est un poète kurde, résident en France. Le recueil Juste un Pont sans Feu, dont provient l'extrait ci-dessus est paru au Castor Astral en juin 2007 et a obtenu le prix Mallarmé.

www.seyhmusdagtekin.fr

- Publié dans : livres
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Dimanche 8 juin 2008

 


Le Chant des Mots et la bibliothèque anglophone
 invitent
Jean-Baptiste PARA
 le mardi 10 juin à 20 h30  

 

 


Un être multiple, facetté, mais dont le centre de gravité demeure la poésie. Son dernier livre, La faim des ombres, est paru chez Obsidiane en 2006. C’est une poésie éminemment lyrique dans son lié, mais ce chant a besoin autant d’amplitude que de ruptures. Et ce n’est pas un lyrisme personnel ; la part du « je »  est assez réduite. L’enfance, les liens familiaux apparaissent souvent comme moteurs de l’écriture, mais il y a tout autant un élan épique, une volonté de tisser, de faire s’interférer intime et histoire. Dans ses variations formelles, cette poésie impose à la fois un désir de liberté et une unité de souffle : il lui faut de l’espace. Les poèmes nous déplacent de l’orient aux steppes russes, d’une scène historique à une civilisation ancienne, dans une sorte de tresse complexe de cultures et d’expérience. L’émotion reste au centre, mais elle est comme diffractée à travers différents filtres spatiaux, historiques, culturels…

Insatiable lecteur, Jean-Baptiste Para a aussi longtemps animé avec André Velter l’émission très regrettée Poésie sur Parole, sur France-Culture. Il est dans une logique de passeur de textes, d’échanges, de circulation. En témoignent son œuvre de critique (dernièrement, un beau livre sur Reverdy), mais également son travail continu de traducteur, essentiellement à partir de l’italien et du russe. Il a ainsi traduit en français des œuvres de Giuseppe Conte, Antonio Tabucchi, Camillo Sbarbaro, Alberto Nessi, Vera Pavlova…


Enfin Jean-Baptiste Para est également rédacteur en chef-adjoint de la célèbre et solide revue Europe, fondée en 1923, dont les dossiers thématiques ou sur un auteur font mensuellement le point, de façon très ouverte, sur telle œuvre, tel espace géographique, telle génération ou groupe littéraire… Mais cette partie la plus visible de chaque numéro ne doit pas faire oublier la part de découverte que continue d’assumer la revue à travers son Cahier de création, ses Chroniques,  et ses Notes de lecture finales, l’ensemble formant un véritable espace d’écoute critique, ce qui devient rare dans le paysage contemporain.

On écrit parce qu’on a lu, on écrit à travers ce qu’on a lu, on écrit parce qu’il manque encore des pages. Jean-Baptiste Para nous invite à cette circulation sans cesse entre vivre, lire, écrire.

 

 

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Mercredi 30 avril 2008

 

 

 

 

 

 

 

Exposition de peintures de Bob Lysiak/lecture de poésie avec François Boddaert

Venez apprécier les magnifiques couleurs des tableaux de ce peintre américain Bob Lysiak. Le vernissage de l’exposition est prévu le mardi 6 mai à 19 h, les tableaux

seront visibles jusqu'au au samedi 31 mai. Entrée libre.

...et puis, restez sur place pour une lecture/rencontre en français avec François Boddaert, poète né à Sens en 1951 et fondateur des éditions Obsidiane, le même soir à 20h30. Soirée organisée en partenariat avec l'association le Chant des mots. Entrée libre. Bibliothèque Anglophone d'Angers, 60 rue Boisnet. Contact : tél. 02 41 24 97 07, info@ellia.org, www.ellia.org

 

Bob Lysiak opens his show at the library

 


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Mardi 15 avril 2008

L’association Le Chant des Mots et la bibliothèque anglophone

 

 présentent :

 

Lecture rencontre avec

Antonio Rodriguez

 poète.

 

   

Le mardi 29 avril 2008  20h30

Bibliothèque anglophone

60, rue Boisnet

49100 Angers Tél : 02 41 24 97 07

Entrée gratuite

 

Né en 1973, Antonio Rodriguez enseigne la littérature française à l'université de Lausanne. Il a publié ses premiers poèmes en revue dès 1999. Son dernier recueil, En la Demeure, a paru en décembre 2007 aux éditions Empreintes.

 

Dans le champ poétique, il mène une double activité de critique et de créateur. A côté de ses essais universitaires (Le Pacte lyrique, Modernité et paradoxe lyrique : Max Jacob, Francis Ponge), de la direction d’ouvrages collectifs (Paysage et poésies francophones, Quelle éthique pour la littérature ?, Poésie contemporaine et tensions de l’identification) ou de numéros de revue (Les Cahiers Max Jacob), il construit une œuvre personnelle dont la rigueur formelle, alliée à un travail sur le souffle et le rythme, témoigne d’une voix originale. Centrés sur l’émotion et le corps, ses poèmes explorent notamment ce qui reste en marge des discours quotidiens, pour développer une communauté affective possible.  

Son écriture le porte également vers l’expérimentation de formes interdisciplinaires, notamment avec l’image et les arts plastiques.

 

(à partir d’un article paru le 17 mars 2008 dans Le Courrier, quotidien de Genève)

Bibliographie récente :

2006 Saveurs du réel, recueil de poèmes, Ed. Empreintes

2006 Le Dépôt des rêves, récit photographique

en collaboration avec David Deppierraz et Muriel Nardin,

Ed. Jean-Michel Place

2007 Ce qui, noir, prend souffle, livre d’artiste

en collaboration avec Catherine Bolle, Ed. Traces

2007 En la Demeure, recueil de poèmes, Ed. Empreintes

 

Extraits de textes             Soins à domicile I

 

Solitude

ou le goutte-à-goutte d'un robinet

La chute qu’une casserole répercute

Les meubles et les murs vibrent à l'onde

Emacié n'a plus faim, n’a plus soif, ne veut rien

en maillot a froid, un numéro sur l'épaule

Quelqu'un tient son bras, guettant son pouls de 40

Soins terminés alors se surprend à sourire

Cette semaine nul autre ne passera.

 

Trois fois rien VII

 

Souffle

ou la sensation fécondée d’être

les côtes s’ouvrant à l’immensité gazeuse

les cellules célébrant la volupté de l’air

à conserver l’instant en leurs limites

et à rendre les débris de la production

aux 37° rythmés qui nous parcourent

triés par l’exigence pulmonaire

qui relâche mille petits éclats de soi

extériorisant le péril de trop retenir

Dans sa joie carbonique un arbre remercie

notre circuit de sa livraison pneumatique.


    

    

 


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