Et si on faisait comme les grands...

Vous souvenez- vous de ces fameux carnets de voyage ? Fidèles compagnons et âmes sœurs des explorateurs, des auteurs illustres qui ont su nous faire rêver et nous inspirer, ou de ces écrivains inconnus ou méconnus laissant leurs mots voguer au gré des lignes des pages. Mais aussi ces cahiers de croquis, tant utilisés par les artistes de par les pays et les époques, donnant vie à leur imaginaire et à leurs rêves les plus fous.

Petits rectangles noirs, couverture vernie, chargés de feuillets, ils accompagnent les intellectuels dans leurs réflexions, leurs songeries et même leurs élucubrations. Chacun venant les griffonner et noircir leurs pages immaculées de petites pattes d’encre, valsant entre les lignes.

Les lettres se dessinent, les mots se forment, les phrases se composent, sous la plume de l’écrivain qui leur donne vie. Les mots s’animent, courent avec frénésie sur le papier, s’alignant les uns après les autres, se libérant des filets de la pensée. Ici commence leur nouvelle existence, intemporelle celle-ci. Une fois formulés, ils demeurent dans le monde réel, empreinte indélébile, souvenir du passage d’un homme en ce monde.

Les plus grands s’en sont servis pour y apposer leurs réflexions, leurs doutes, leurs idées, leurs opinions. Depuis Hemingway, à Oscar Wilde, en passant par Mallarmé, Picasso ou encore Victor Hugo. Tant d’illustres noms qui résonnent encore, de par leur prestance, leur l’éclat et le prestige qu’ils inspirent. Des figures à jamais fixées dans le temps grâce à la force et à la combinaison de leurs mots, incrustés sur le papier.

Ils marquaient un souvenir et un désir de mémoire pour le passé, ils sont un support et un exutoire dans notre présent, ils seront un héritage pour le futur.

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